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LE JARDIN DE LA MOTHE, LAURÉAT DU PRIX DE L’ART DU JARDIN 2026




Le jardin de la Mothe, situé en région Occitanie, à Salles-Courbatiès, dans le département de l’Aveyron (12), a été désigné lauréat du Prix de l’art du Jardin 2026 de la Fondation Signature, en partenariat avec le ministère de la Culture. La Villa Santa Lucia, dans le septième arrondissement de Marseille (13) et le Jardin de Valombreuse, au Petit-Bourg en Guadeloupe (97), sont les deux finalistes de cette 7e édition qui voit l’entrée dans le palmarès d’un Jardin remarquable de la France d’outre-mer. Depuis sa création, en 2020, le prix de l’Art du Jardin a rassemblé 145 Jardins remarquables


Le lauréat 2026

Le Jardin de la Mothe est crée en 1997 autour d’une ancienne ferme Aveyronnaise par une artiste anglaise sans formation horticole formelle. Le jardin privé de 3 500 m2 met en scène des tableaux sur le paysage à partir d’échappées ou d’ouvertures taillées en oculus. 

Le jardin est composé d’espaces intimes et les espèces végétales choisies sont particulièrement adaptées au sol et au climat rude de cette partie de l’Aveyron et dialoguent avec le minéral.  

Abordé comme un espace de création, les contraintes – pente légère, sol argileux lourd, étés très chauds, hivers froids – ont constitué les premières données de travail. Les arbres fruitiers et buis anciens présents sont devenus les points d’ancrage d’une composition en devenir.

Le Jardin de la Mothe s’est construit comme une œuvre évolutive. Inspiré par une sensibilité paysagère anglaise, il se déploie en une succession de chambres végétales, pensées comme des espaces scénographiques. Chaque séquence explore les notions de texture, de rythme, de volume et de cadrage, dans une approche proche de la composition plastique.

L’absence volontaire de système d’irrigation a orienté le jardin vers une esthétique de la résilience. Le choix des essences et leur implantation ont progressivement dessiné un paysage capable de dialoguer avec le climat, plutôt que de lui résister.

Le Jardin de la Mothe est une œuvre vivante qui se construit dans le temps long. Plus qu’un décor, il constitue un processus artistique continu, où le végétal devient matière, structure et langage.




Un jury 2026 international 

Il est composé de Marie-Hélène Bénetière, ​chargée de mission pour les parcs et jardins au ministère de la Culture, Direction générale des patrimoines et de l’architecture ; Thomas Fontaine, parfumeur, président de l’Osmothèque ; Nathalie de Harlez de Deulin, historienne, membre de la Commission royale des Monuments, Sites et Fouilles (Belgique) ; Emmanuelle Héran, conservatrice en chef, responsable des collections des jardins du Louvre ; Giuseppe La Mastra, docteur en Histoire de l’art et des jardins, coordinateur de l’Associazione Parchi e Giardini d’Italia (Italie) ; Christian Ledeux, rédacteur en chef de l’Ami des jardins ; Natalia Logvinova Smalto, ​fondatrice, ​présidente du jury ; Anne Marchand, cheffe unité Patrimoine naturel, présidente de l’association Hortis ; Marguerite Natter, rédactrice en chef de Demeure Historique ; Michèle Quentin, ​expert jardins, déléguée des parcs et jardins en région Centre-Val de Loire ; Donatienne de Séjournet de Rameignies, historienne de l’art, membre du conseil d’administration de l’Association royale des Demeures Historiques & Jardins (Belgique) ; Jean-Philippe Teyssier, paysagiste, auteur de documentaires ; Pierre Thibaut, photographe de l’inventaire du Patrimoine, conseil régional des Hauts-de-France.


rendezvousauxjardins.culture.gouv.fr




Établir un palmarès s’est révélé particulièrement difficile, néanmoins, un sentiment exprimé s’est imposé au fil des échanges : la résistance. Les membres du jury ont été sensibles aux préoccupations des candidats en matière de biodiversité, d’enjeux climatiques, de gestion des ressources en eau et de cohabitation avec l’environnement urbain...
Lauréat : le Jardin de la Mothe | Véritable jardin d’auteur, le Jardin de la Mothe se distingue par son authenticité et la richesse de sa composition. Le jury a été touché par le projet porté par la propriétaire, dont la détermination et le désir de transmission s’expriment avec force. L’obtention de cette distinction permettra de concrétiser un projet éditorial, de renforcer la visibilité du site et de contribuer à la culture contemporaine du jardin.

Les finalistes



1 La Villa Santa Lucia 

Située à Marseille, au cœur du Roucas Blanc, cette propriété domine la Corniche Kennedy au-dessus de l’Anse du Prophète. Datant du XIXe siècle, l’ensemble, constitué d’une demeure sur la partie haute du terrain et d’un vaste jardin clos de murs, est composé d’une suite de terrasses sur plusieurs niveaux descendant vers la mer.

Classés Monuments Historiques, la demeure et son vaste jardin présentent un ensemble d’architectures et de décors en rocailles remarquables. Grottes, cascades, serre, belvédère, crèche, château fort, salles de fraîcheur avec fresques… ont été réalisés dans les années 1890 par le célèbre “rocailleur” Gaspard Gardini. La rocaille était un « art » du ciment, très populaire autrefois, qui imitait des éléments naturels mais aussi des personnages, des bancs... Tombé dans l’oubli, il est aujourd’hui, peu à peu remis en valeur et (re)découvert par le plus grand nombre.

Dans les années 1970, le jardin connut un remaniement sous la houlette de Tobie Loup de Viane. Il est aujourd’hui composé de pins centenaires et d’une collection de végétaux méditerranéens et subtropicaux rassemblant de nombreuses espèces et essences rares.




2 Le Jardin de Valombreuse 

C’est en 1989, au lendemain du passage du cyclone Hugo, que Magguy Chaulet façonne, à Petit-Bourg en Guadeloupe, au cœur d’une vallée tropicale luxuriante, l’un des tout premiers jardins botaniques de l’île. 

La Guadeloupe, territoire emblématique des Petites Antilles, est un véritable réservoir de biodiversité. Avec 10 600 espèces natives, elle constitue l’un des foyers de biodiversité les plus riches de la Caraïbe et abrite 7 % de la biodiversité nationale française. Le Jardin de Valombreuse est un véritable sanctuaire botanique qui rassemble plus de 1 000 espèces végétales. Il met en avant l’incroyable diversité de la flore tropicale. Ses palmiers, ses orchidées exotiques, ses fougères luxuriantes et ses roses de porcelaine sculpturales offrent un spectacle végétal éblouissant. Chaque allée révèle des trésors botaniques, où l’on peut admirer des plantes rares et endémiques s’épanouissant dans un cadre préservé. 

Le Jardin de Valombreuse accueillera l’édition 2026 du Festival Signature (dates à venir).


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