
FARNAZ MODARRESIFAR, LAURÉATE DU PRIX FABULEUSE SIGNATURE 2026 DE LA FONDATION SIGNATURE

Ce prix pluridisciplinaire, dont c’est la 5e édition en 2026, est destiné à récompenser une femme ayant choisi la France pour vivre sa vocation artistique. Il a été décerné à la compositrice compositrice, santûriste et poétesse franco-iranienne Farnaz Modarresifar, lors des délibérations du jury, le 21 mars dernier à l’Atelier Néerlandais de Paris. Ce même lieu qui accueillait, du 5 au 22 mars, l’exposition “Femmes artistes” de l’artiste Margot van Huijkelom (Pays-Bas), finaliste du Prix en 2025. Ont été également récompensées, les artistes visuelles Olivia Funes Lastra (Argentine) et Shih-Yen Huang (Taiwan), l’artiste et créatrice d’accessoires conceptuels Luisa Olivera (Honduras) et la multi-instrumentiste, créatrice-interprète Nina Tonji (Canada).
La lauréate Farnaz Modarresifar
Compositrice, santûriste et poétesse franco-iranienne, Farnaz Modarresifar est née en 1989 à Téhéran. Formée au Conservatoire national et à l’Université de Téhéran, elle s’est spécialisée dans le répertoire traditionnel et l’improvisation au santûr, obtenant un premier prix d’interprétation. Elle a ensuite poursuivi ses études à Paris, en obtenant plusieurs diplômes et masters en composition, improvisation et musicologie. Pensionnaire à la Villa Médicis - Académie de France à Rome - pour l’année 2025-2026, elle est également lauréate de l’Atelier de composition de Georges Aperghis, ainsi que de plusieurs prix nationaux et internationaux, parmi lesquels le Prix Alain Louvier, le Grand Prix Lycéen des Compositeurs (2023) et le Prix de composition Claude Arrieu de la SACEM (2024).
Elle a été artiste en résidence auprès de nombreux ensembles et festivals, tels qu’Ars Nova, Recherche, Sillage, la Maison de la Musique Contemporaine ou le Festival des Arcs. Invitée par la Fondation Royaumont pour les Voix Nouvelles, Famaz a collaboré avec des artistes de renom comme Bartabas ou Homayoun Shajarian, et s’est produite à plusieurs reprises sur Radio France Musique, au Théâtre de la Ville de Paris, ainsi que dans de nombreux festivals prestigieux. Lauréate de l’Académie des jeunes compositrices de l’Orchestre de Chambre de Paris, ses œuvres ont été créées à la Philharmonie de Paris, au Théâtre du Châtelet, à l’Opéra de Reims, au Bozar de Bruxelles, à l’Opéra de Rennes, au TAP de Poitiers, ou encore à la Fondation Gulbenkian de Lisbonne.
Son Prix lui sera remis lors de la cérémonie de remise des Prix 2026 de la Fondation, en juin prochain.
Un jury 2026 ouvert à l'international
Charlotte Bartissol, directrice de ProQuartet – Centre Européen de Musique de Chambre ; Nancy Berthier, directrice de la Casa de Velázquez – Académie de France à Madrid (Espagne) ; Sylvie Blin, rédactrice en chef adjointe de La Gazette Drouot ; François Bou, directeur de la Casa da Música (Portugal) ; Jeanne Calmont, directrice du département Art Impressionniste & Moderne, Sotheby’s Paris ; Grégor Chapelle, CEO de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth (Belgique) ; Éric de Chassey, directeur de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris ; Émilie Delorme, directrice du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris ; Patricia Djomseu, présidente de Women of Africa et des Grandes Voix d’Opéra d’Afrique ; Muriel Hurel, directrice de l’École Normale de Musique de Paris – Alfred Cortot ; Sarah Koné, fondatrice de la Maîtrise Populaire de l’Opéra-Comique et vice-présidente de la Philharmonie de Paris ; Annick Lemoine, directrice du musée du Petit Palais (Paris) ; Natalia Logvinova Smalto, fondatrice et présidente du jury ; Pontus Lidberg, chorégraphe, cinéaste et danseur, directeur du Ballet de l’Opéra de Nice ; Mehdi Qotbi, président de la Fondation Nationale des Musées du Maroc ; Emmanuel Tibloux, directeur de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs ; Jean-Luc Tingaud, chef d’orchestre ; Friso Wijnen, directeur de BredaPhoto (Pays-Bas).

Les membres du jury présents et les finalistes : Nina Tonji et Shih-Yen Huang (finalistes), Farnaz Modarresifar (lauréate), Sylvie Blin (rédactrice en chef adjointe de La Gazette Drouot), Natalia Logvinova Smalto (fondatrice et présidente du jury), Grégor Chapelle (CEO de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, Belgique), François Bou (directeur de la Casa da Música, Portugal), Luisa Olivera (finaliste), Muriel Hurel (directrice de l’École normale de musique de Paris - Alfred Cortot), Mehdi Qotbi (président de la Fondation Nationale des Musées du Maroc), Friso Wijnen (directeur de BredaPhoto, Pays-Bas), Patricia Djomseu (présidente de Women of Africa et des Grandes Voix d’Opéra d’Afrique), Olivia Funes Lastra (finaliste).
Absentes sur la photo mais présentes, en visioconférence : Charlotte Bartissol, directrice de ProQuartet – Centre Européen de Musique de Chambre et Nancy Berthier (directrice de la Casa de Velázquez – Académie de France à Madrid).
Les mots du jury...
Dans un premier temps, l’ensemble du jury a tenu à souligner la grande qualité des projets présentés. La notation a été un exercice particulièrement difficile, tant la singularité et le niveau d’exigence de chaque finaliste ont été appréciés. Le jury a également été sensible à la diversité des personnalités et des univers artistiques. Cette pluralité a largement contribué au dynamisme et à la richesse des échanges tout au long des délibérations. Enfin, le jury a tenu à remercier la Fondation Signature de lui avoir permis de rencontrer des artistes aux propositions aussi remarquables.

La lauréate franco-iranienne Farnaz Modarresifar, les finalistes Nina Tonji (Canada), Luisa Olivera (Honduras), Shih-Yen Huang (Taiwan) et Olivia Funes Lastra (Argentine). Photo Philip Provily

Les délibérations du jury avaient pour cadre l’Atelier Néerlandais, à Paris, qui accueillait également l’exposition thématique « Femmes artistes » de l’artiste peintre Margot van Huijkelom, finaliste du Prix en 2025. Photo CmPezon

Patricia Djomseu (présidente de Women of Africa et des Grandes Voix d’Opéra d’Afrique). Photo Philip Provily

La lauréate franco-iranienne Farnaz Modarresifar, les finalistes Nina Tonji (Canada), Luisa Olivera (Honduras), Shih-Yen Huang (Taiwan) et Olivia Funes Lastra (Argentine). Photo Philip Provily
Les finalistes

Olivia Funes Lastra
Née en 1995, Olivia Funes Lastra est une artiste visuelle de Buenos Aires (Argentine) qui vit et travaille à Paris. Elle est diplômée de l’École nationale supérieure d’Arts de Paris-Cergy depuis 2020. En 2021, elle a poursuivi ses études dans le cadre du programme post-diplôme pour artistes de l’Université Torcuato Di Tella à Buenos Aires. Son installation Pintura-Andando a intégré la collection du FRAC Île-de-France en 2021. En 2023-2024, elle est en résidence artistique à la Casa de Velázquez - Académie de France à Madrid, en 2024-2025 à la Cité Internationale des Arts à Paris et en 2025-2025 à la Fondation Fiminco. Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions collectives et festivals dans des institutions et espaces alternatifs à travers le monde, tels que : Bienalsur (2025), Las Cigarreras d’Alicante (2025) , la 17e Biennale de Lyon (2024), le Théâtre des Expositions - Beaux-Arts de Paris (2023), FRAC Picardie (2022), la Galerie Younique (2022), l’Université Torcuato Di Tella (2022), DOC! (2021), Lago Film Fest - Festival Espanso (2021), et la Galerie Ygrec (2016), entre autres.

Shih-Yen Huang
Née en 1990 à Taiwan, en France depuis 2013, Shih-Yen Huang est diplômée du département Cinéma d’animation de l’ENSAD, où elle obtient son diplôme en 2020. En combinant différentes techniques – animation, dessin, peinture et vidéo mapping – elle explore de nouvelles formes de narration à travers des dispositifs visuels hybrides. Sa recherche met l’accent sur la transformation de l’image et la distorsion de l’espace. Son film de fin d’études La Confiture de papillons (2021) aborde avec poésie les relations familiales distantes et les souvenirs d’enfance. Réalisé en 2D, ce court métrage a été sélectionné dans plus de 70 festivals internationaux et a remporté 16 prix, dont une Mention pour la direction artistique au Festival d’Annecy et le Grand Prix du film étudiant au Festival de Zagreb. Suivront Bagage (2022), adaptation du poème de Blaise Cendrars, et une courte animation pour ARTE dans le cadre de l’hommage à Claude Miller (Short Cuts, 2024). Son travail a été présenté dans plusieurs institutions, notamment au Musée d’art contemporain de Zagreb, au Taipei Digital Art Center et au Musée national des beaux-arts de Taïwan. Elle participe activement à des résidences artistiques en France (NEF animation, Video Mapping Festival), à Taïwan (Golden Horse Film Academy) et en Nouvelle- Zélande (Villa Antipode), où elle développe des projets mêlant animation et espace public.

Luisa Olivera
Née au Honduras en 1998 et vivant en France, Luisa Olivera est artiste et créatrice d’accessoires conceptuels, elle est spécialisée dans l’artisanat numérique et l’impression 3D. Originaire du Honduras et installée à Paris, elle développe une pratique à la croisée de l’innovation technologique, du savoir-faire artisanal et d’une approche sensible inspirée du vivant. Diplômée de !’École des Arts Décoratifs de Paris en 2024, après une Licence à l’École de la Chambre Syndicale de la Haute Couture, elle s’appuie sur plusieurs années d’expérience en modélisme et en design d’innovation. Ses créations sont fabriquées à la main dans son atelier parisien, où elle associe outils numériques de pointe et exigence artisanale. Son travail puise largement dans l’observation de la nature. À travers des formes organiques traduites par la précision géométrique du numérique, Luisa Olivera explore les notions de croissance, de mouvement et d’interaction. Ses pièces interrogent l’équilibre entre la spontanéité du vivant et la rigueur de la technologie, donnant naissance à des objets légers, sculpturaux et évolutifs.

Nina Tonji
Altiste classique diplômée du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (2018), guitariste classique, finaliste du Concours des Jeunes Altistes à Caen (2015), 1er prix en alto et 1er prix en guitare du Concours de Lempdes (2014, 2016), chanteuse, productrice, auteure-compositrice et arrangeuse de 24 ans, Nina, née au Canada d’une mère franco-anglaise et d’un père camerounnais, a grandi dans un univers multiculturel aux influences musicales éclectiques. Après s’être consacrée à la musique classique, se destinant à une activité professionnelle en tant que chambriste, soliste ou musicienne d’orchestre, elle a réalisé qu’une grande partie de son identité musicale et culturelle n’était pas représentée dans la musique qu’elle jouait. Il lui est devenu primordial d’entamer une carrière où ses activités de chambriste et ses récitals trouveraient leur place à côtés des tams-tams de son enfance, de la salsa, soul, jazz ou r’n’b...








